Entre-deux-guerres

Les affectations de précurseur : Etat-Major, ministère de l’Air et Ecole de l’Air

Le capitaine Chambe, officier de cavalerie, opte définitivement pour l’aviation, où il sert depuis quatre ans et où il finira sa carrière.

Il sera successivement officier d’État-Major, chargé des questions d’aéronautique au 14e corps, commandant de groupe dans une escadre.  Nommé commandant, il est désigné pour devenir le chef d’État-Major du Groupement d’Aviation de Bombardement (c’est-à-dire de l’ensemble des forces de bombardement de jour et de nuit de l’aviation française) aux ordres du général de Goÿs, à Paris.

Le général Denain, ministre de l’Air, l’appelle auprès de lui, à son Cabinet militaire, où il exerce les fonctions de sous-chef de Cabinet, chargé des questions d’informations et d’expansion aériennes. C’est 1934.

Deux ans plus tard, le lieutenant-colonel Chambe qui, entre temps, a créé sur les indications du général Denain le service historique de l’Air (homothétique du service historique de l’armée) est nommé directeur des Etudes à l’École de l’Air (le Saint-Cyr de l’aviation), laquelle vient d’être créée à Versailles.

Novembre 38 : traversée sans escale avec la 35e escadre de bombardement de Lyon-Bron

Au printemps de 1938, il prend à Lyon le commandement de la 35e escadre de bombardement de nuit.  Cette escadre est mobilisée et reçoit ses missions de guerre au moment de la tension de Munich en août 1938.

La trêve survenue, le colonel Chambe effectue avec toute son escadre, à titre d’entraînement de guerre, une des premières traversées aériennes en unité constituée de la Méditerranée, de Marseille à Tunis sans escale, ceci sans incident.  Les liaisons radio, spécialement étudiées, ont remarquablement marché.  Ce voyage poursuivi de Tunis jusqu’au Maroc, avec retour en France par le même chemin toujours sans incident a été probant.  Une escadre entière peut ainsi être lancée, de jour ou de nuit, sur de longues distances.  Au cours des traversées de la Méditerranée, de l’escadre (115 hommes en l’air), aucun équipage n’a été perdu, ni s’est trouvé en difficulté.  Le temps a été cependant très difficile au retour.

Mais la tension monte de nouveau en Europe. Le colonel Chambe reçoit l’ordre secret en février 1939 l’affectant, en cas de guerre, au commandement des Forces Aériennes (aviation et artillerie de D.C.A.) de la 7e armée.  C’est un commandement d’officier général.

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La vie, l’œuvre et les archives du général d’aviation et écrivain René Chambe (1889 – 1983).

https://generalrenechambe.com

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