Etre chef

Etre un bon officier, ce n’est pas uniquement être un bon combattant, c’est avant tout être un chef, un meneur d’hommes. Si le pivot central, la confiance, est bien ancré, alors le reste suit. Il n’est plus besoin d’être autoritaire pour faire autorité. C’est un long travail entrepris avec « ses hommes ». Et au moment décisif, un seul ordre bref et net suffit à déclencher le mouvement. Lire la suite

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22 novembre 1918 : Entrée de l’armée française à Strasbourg

Le 22 novembre 1918, les troupes françaises du 1Oe corps d’armée du général Gouraud (IVe Armée) défilaient à Strasbourg pour célébrer dans les clameurs et la ferveur populaire le grand retour dans le giron français. Le capitaine René Chambe y était, au titre de commandant des forces aéronautiques de ce 10e corps. Très vite, il écrit ce récit gonflé d’émotion (extraits).

Ce texte est inédit.
Reproduction interdite.
Annoté par nos soins.

            Vendredi 22 Novembre 1918. 10 Heures du matin… instant inoubliable. Après quarante-huit ans, nos troupes rentrent à Strasbourg…

            La minute qui sonne est parmi les plus grandes de l’Histoire, parmi les plus éblouissantes de la gloire française. Lire la suite

Dolly, la fille du général Chambe sur le front d’Alsace de l’hiver 1945

De bonnes raisons imposent d’évoquer « Dolly ». Elle était la fille aînée de René Chambe, née le 20 octobre 1919 à Vaulry dans la maison familiale maternelle du Repaire. En 1939, à 19 ans, elle se maria avec Gérard de Vachon d’Agier, jeune officier de marine de 23 ans. Mais suivons-là durant l’hiver 1944-1945.

A ce moment-là, son père est attaché à l’état-major du général de Lattre de Tassigny à la tête de la 1re Armée Française. Les hommes doivent affronter des coups de froids terribles et il n’en faut pas plus à Dolly pour remuer la petite société de Vaulry et de la Haute-Vienne ! Lire la suite

Lettre du front – 13 mars 1916 – extrait

Voici un extrait exceptionnel où René Chambe relate un combat aérien livré la veille par une escadrille toute entière. La bataille date du 12 mars dans le ciel de Verdun. En effet, à l’injonction de Pétain adressée au commandant de Rose « Je ne vois rien ! Rose, nettoyez-moi le ciel ! », ce dernier recrute dans les meilleures escadrilles une équipe de choc pour rééquilibrer le ciel de Verdun durant tout le mois de mars 1916. Mais ce qui est surtout intéressant, c’est ce que notre jeune aviateur constate sur la forme nouvelle prise par les combats aériens.

Lettre de René Chambe à son frère Joseph du 13 mars 1916.

[…]
Hier, nous avons livré une véritable bataille rangée à 2800m contre 18 avions boches. Lire la suite

Lettre du front – 12 mars 1915

Sacré soldat, non seulement par le tempérament de battant au sens large, mais par la volonté ferme de s’expliquer et de convaincre son frère, prenant le temps d’écrire une lettre et des idées clairement et fermement exprimées.

Lettre de René Chambe à son frère Joseph du vendredi 12 mars 1915

            « Vendredi 12 mars 1915

            Mon cher Jo la lettre que tu viens de m’écrire m’a un peu étonné ainsi que tu t’y attendais. Lire la suite

Lettre du front – 8 octobre 1914

A l’issue de la bataille de la Marne, René Chambe se jette avec tous les autres dans la « Course à la Mer ». Ce jeudi 8 octobre, il écrit très longuement à son frère et évoque une reconnaissance effectuée la veille qui faillit lui coûter la vie, à Ervillers au bois d’Adinfer près du village de Ransart (secteur d’Arras). Dans son livre Adieu cavalerie ! La Marne, bataille gagnée, victoire perdue (Plon, 1979, en note page 23), il ne raconte que très brièvement cet épisode et s’étend un peu plus sur le sort de son ami le sous-lieutenant Verny (20 ans). Le général Grellet, commandant la 10e Division de Cavalerie avait tenu à renvoyer une reconnaissance au même endroit le lendemain malgré les réserves du colonel et de Chambe lui-même. Ce qui risquait d’arriver arriva à Verny. Lire la suite

1914-1918 La guerre de René Chambe

Un cavalier en 14

Août 14 : Campagne de Lorraine

« La guerre est déclarée. C’est le plus beau jour de ma vie ! », cette phrase ouvre le premier journal de guerre du jeune sous-lieutenant Chambe. Il a 25 ans et forme un couple harmonieux avec sa jument Ma-Zaza ! Il est chef de peloton (une vingtaine d’hommes) du 3e escadron (commandé par le capitaine de Langlois) du 20e Régiment de Dragons de Limoges (commandé par le colonel Gailhard-Bournazel). Avec le 15e Dragons, ils forment la fameuse Brigade des Quinze-Vingt Lire la suite

Citations militaires de René Chambe

Soldat des deux guerres mondiales, René Chambe s’est distingué aussi bien en tant que jeune officier que comme officier général par son courage et son exemplarité. Voici réunies pour la première fois l’ensemble des citations dont il a été distingué : 4 citations en 14-18 (une à l’ordre du régiment, trois à l’ordre de l’armée) ; 3 citations en 39-45 (à l’ordre de l’escadre aérienne, à l’ordre de l’armée, à l’ordre de la brigade) et une citation collective des forces aériennes et anti-aériennes qu’il commandait mais dont il ne peut être personnellement titulaire (à l’ordre de l’armée). On a également inséré deux autres citations collectives concernant les unités dans lesquels René Chambe a servi en 14-18 : l’une pour l’Escadrille MS 12 / N 12, l’autre pour la Mission militaire française en Roumanie.

On a ajouté encore en fin de document deux nominations bien particulières : la première datant de 1943 et comprenant citation est signée par Giraud qui le nomme Général de Division Aérienne « à titre étranger », nomination et citation demeurées sans suite ; la deuxième datant de 1954 fait état de sa nomination au grade de caporal honoraire du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Notons, même si nous n’en faisons pas plus état ici, que René Chambe a été promu en 1936 Pilote de l’Armée polonaise honoris causa. Lire la suite

Le Journal de Spirou n°1410 (1965)

« Les plus belles histoires de l’oncle Paul », vous connaissez ? Le numéro du 22 avril 1965 (n°1410) inclut une pépite : 6 pages de bandes dessinées sur la première victoire aérienne de l’équipage Pelletier-Doisy/Chambe de l’escadrille M.S. 12, le 2 avril 1915 au sud de Reims ! Ce jour-là, ils abattent un Albatros biplace allemand, c’est la B03a_125e victoire aérienne française de la guerre, un mois après la création de la M.S. 12, toute première escadrille dite « de chasse » tant désirée par le commandant de Rose. La veille, Navarre et Robert, de cette même escadrille, ont abattu un Aviatik Lire la suite