1943 Un message personnel par Radio Alger

René Chambe est alors à Alger pour assurer auprès de Giraud la fonction de Secrétaire à l’information du Commandement civil et militaire d’Alger, puis celle de chef de cabinet une fois créé le Comité Français de Libération Nationale. Pour qui aura lu Propos d’un vieux chasseur de coqs (Presses de la Cité, 1977), ce message à sa femme Suzanne, restée en France avec leur trois filles, fera bien sourire. Et pour les familiers du village de Nantiat et des abords du « Repaire », propriété familiale dans laquelle il se retira tout à fait après 1946, où serpente la Glaïeulle, on s’amusera encore de l’allusion Lire la suite

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René Chambe alias André Survian

« André, Hubert, René SURVIAN, né le 3 avril 1891 à Saint-Louis Fausse carte André Survian 1942(A.O.F.), profession : écrivain-publiciste » sauf que l’individu en photo est René, Jules, Michel CHAMBE, né le 3 avril 1889 à Lyon (France), profession : général de brigade aérienne mis en retraite par le régime de Vichy, vient de participer à l’évasion du général Giraud vers Alger (novembre 1942), l’a fait auparavant héberger chez son gendre à Lyon et chez des amis à La Verpillière, s’apprête à rejoindre Giraud à Alger, si possible par voie sous-marine, sinon par l’Espagne, car depuis, toute la France métropolitaine est occupée.

C’est ce qui va se passer. Chambe ne parviendra pas à obtenir un sous-marin britannique pour traverser la Méditerranée. Sans plus attendre, il se décide à passer Lire la suite

Portrait d’un valeureux adversaire – 2 Avril 1915 – 1/2

René Chambe a collé au verso de cette aquarelle (signée « Trilay » ?) un étonnant commentaire, à l’image de ce dessin :
Aquarelle portrait van Keussler   «     Ceci est un document vraiment extraordinaire. Je m’étais souvent demandé ce qu’était devenu l’équipage allemand que nous avions descendu, Pelletier-Doisy et moi, le 2 avril 1915 (pilote von Keussler, observateur oberleutnant Bobruggle) [photo plus bas, les deux aviateurs allemands sortant de l’interrogatoire dans la Ferme d’Alger, à Vaudemange, sud de Reims] et s’il avait été bien traité dans le camp de prisonniers où tous deux avaient été transférés ? Nous souhaitions qu’ils eussent été traités convenablement, comme il sied à de valeureux combattants. Mais jamais plus nous n’avions eu de leurs nouvelles ni pendant la guerre (1914-1918), ni après la guerre. Qu’étaient-ils devenus ? Mystère…

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Du plomb dans l’aile et dans la tête

Du plomb dans la tête, René Chambe en avait ! Sa prolifique correspondance en témoigne (fonds Frédéric Chambe). Y avait-il de la forfanterie, sans doute pas , mais de la détermination, indiscutablement. Il savait pourquoi il était là et refusait absolument d’être de ceux qui se tiennent en retrait. Non, toujours sur la brèche, et plus loin encore s’il le faut !

Observons le casque de Dragon (modèle 1874) qui coiffait la tête du sous-lieutenant Chambe. Plus tard, lorsqu’il sera aviateur dans « la 12 », on lui attachera ce quolibet : « Panachard » !

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C’est dans la Seine !

Une histoire de trophées de 14-18 qui finissent à l’eau en 1943…

Page 147 de Au temps des carabines (Flammarion, 1955), on peut lire :

« A quelques mètres, l’Albatros est devenu la proie des flammes. Les deux fantassins ont réussi à se hisser pour quelques secondes dans l’habitacle du passager. Ils sont parvenus à en extraire plusieurs objets précieux : un porte-cartes, une boussole montée à la Cardan, un altimètre de bord… et une mitrailleuse, la mitrailleuse qui nous tiré dessus et que je conserverai longtemps en souvenir, ainsi qu’une des roues entoilées de l’Albatros, avec la grande croix-de-fer, épargnée par l’incendie. Pelletier-Doisy gardera pour sa part l’hélice intacte. » (photo ci-dessous, Chambe et Pelletier-Doisy le 2 avril 1915 devant l’Albatros calciné, la roue entoilée et l’hélice…)

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Herbier pour l’amour, la chance et la victoire – 2/2

A lire René Chambe, un croirait qu’il portait dans la poche intérieure de sa veste un véritable bouquet ! Cet homme qui disait « la guerre, j’étais fait pour ça ! » faisait preuve d’une grande sensibilité. Ce ne fut plus un secret pour le grand public dès lors qu’il publia Souvenirs de chasse pour Christian (Flammarion, 1963). Voici donc un herbier peu commun que celui que je vous soumets. (2e partie)

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Herbier pour l’amour, la chance et la victoire – 1/2

A lire René Chambe, un croirait qu’il portait dans la poche intérieure de sa veste un véritable bouquet ! Cet homme qui disait « la guerre, j’étais fait pour ça ! » faisait preuve d’une grande sensibilité. Ce ne fut plus un secret pour le grand public dès lors qu’il publia Souvenirs de chasse pour Christian (Flammarion, 1963). Voici donc un herbier peu commun que celui que je vous soumets.

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